Patrimoine. Ilet à Guillaume au Loto du Patrimoine

Le site du Pénitencier pour enfants de l'Ilet à Guillaume figure parmi les sites retenus pour le prochain "Loto du Patrimoine" !

D'ici-là nous travaillerons au diagnostic de ce lieu chargé d'histoire et d'émotions et à la mise en place de travaux d'urgence dans un contexte bien difficile d'accès.

Un peu d'histoire 

Situé au coeur du Parc national et sur la commune de Saint-Denis, le site de l’Ilet à Guillaume abrite les vestiges d’un ancien pénitencier pour enfants ouvert de 1864 à 1879. Ce site aurait aussi été un ancien lieu de marronnage avant 1848.
Il s’agit d’un plateau situé à 700 m d’altitude, enclavé entre deux remparts, et résultant de l’effondrement d’une partie de la Plaine d’Affouches. Seule une vingtaine de kilomètres le sépare du centre-ville de Saint-Denis, mais c’est un lieu isolé qui n’est accessible que par deux sentiers de randonnée. Il nous invite à plonger dans un épisode méconnu de l’histoire de La Réunion et à la découverte d’un environnement naturel remarquable.

En 2008, « la planèze de l’Ilet-à-Guillaume, y compris l’ensemble des vestiges qui s’y trouvent et le sentier historique qui y mène depuis la Fenêtre jusqu’à la planèze » ont été Inscrits au titre des Monuments Historiques, ce qui en fait le seul site bâti protégé du coeur du Parc National.

En 1863, un pénitencier pour enfants est ainsi créé sur le site de l’Ilet à Guillaume par la Congrégation du Saint-Esprit, laquelle gérait également la léproserie de Saint-Bernard depuis 1856, et le Domaine de la Providence à Saint-Denis. La route menant de la Fenêtre à l’Ilet, la passerelle, les bâtiments (logement, chapelle, menuiserie, basse-cour…), les murs de soutènement, la canalisation en bois, les plantations, sont autant de créations et de constructions menées sous l’autorité des missionnaires par les enfants et adolescents détenus. Certains y perdront la vie.

Plus de 200 jeunes âgés de 8 à 21 ans ont été détenus à l’Ilet à Guillaume au plus fort de son fonctionnement, pour des motifs aussi divers que le vol, l’insubordination au travail ou le vagabondage. A partir de 1870 et au sein du nouveau Conseil Général dorénavant élu, des conseillers comme Théodore Drouet dénoncent les dérives de la colonie pénitentiaire et votent pour sa fermeture. Le gouverneur Pierre-Etienne Cuinier fermera le pénitencier le 10 octobre 1879.

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